Guide Métier 2026

RC Pro Dropshipping : vendeur, délais et prix (2026)

Lundi 10h26. Une commande part chez le fournisseur, le client attend, le colis arrive en retard puis le produit reçu n’est pas conforme à la fiche. Le fournisseur est à l’étranger, la logistique n’est pas entre vos mains… mais la réclamation, elle, arrive bien chez vous. Le problème n’est plus “marketing” : il devient juridique et commercial.

Le vrai danger du dropshipping n’est pas seulement la marge faible ou le coût publicitaire. C’est le produit non conforme, la livraison trop lente, le droit de rétractation mal géré, la promesse trompeuse, le SAV impossible ou la confusion sur qui est vraiment responsable. Ce guide détaille les risques réels, les garanties utiles, les exclusions fréquentes et les tarifs 2026. Et vous, votre contrat couvre-t-il vraiment votre rôle de vendeur, même si vous ne touchez jamais le stock ?

21 min de lecture Mis à jour 2026 Sources officielles

RC Pro dropshipper : qu’est-ce que ça couvre ?

La responsabilité civile professionnelle du dropshipper couvre les dommages causés à des clients ou à des tiers dans le cadre d’une activité de vente en ligne en dropshipping. Le risque principal n’est pas la gestion du stock, puisque le vendeur ne l’assure pas lui-même. Le risque est surtout commercial et immatériel : promesse trompeuse, produit non conforme, livraison en retard, droit de rétractation mal géré, mauvais SAV, défaut d’information ou responsabilité engagée sur un produit expédié par un fournisseur tiers.

Le dropshipper ne gère pas le stock ni l’expédition, mais cela ne change pas sa qualité de vendeur vis-à-vis du consommateur. C’est précisément ce qui rend le métier trompeur sur le plan assurantiel : le professionnel a parfois l’impression que le fournisseur “porte le risque”, alors que juridiquement il reste en première ligne face au client.

Le périmètre réel doit donc être déclaré avec précision : boutique en ligne, vente à distance, dropshipping, publicité produit, service client, gestion des réclamations, droit de rétractation, remboursement, marketplaces éventuelles, produits grand public et relation fournisseur. Une déclaration trop vague peut devenir une faiblesse au moment du sinistre.

47.91B
Code NAF fréquent
120 €/an
Prix plancher observé
Vendeur
Rôle juridique central

Vente sans stock

Le fournisseur expédie directement, mais cela ne fait pas disparaître la responsabilité commerciale du vendeur.

Relation consommateur

Information précontractuelle, délais, prix, service client, rétractation, remboursement et traitement des litiges.

Produit non conforme

Différence entre fiche produit et réalité, qualité décevante, dimensions erronées, matériaux ou usage mal décrits.

Logistique hors contrôle direct

Délais, casse transport, erreur d’expédition, rupture fournisseur, absence de traçabilité ou colis jamais reçu.

Pratiques commerciales

Allégations trompeuses, fausses promos, promesses excessives, origine du produit ou délai mal présentés.

Conformité produit

Sécurité, conformité, notices, étiquetage ou restrictions sur certains produits vendus en ligne.

Cette page vise le dropshipper au sens strict : vendeur en ligne qui commercialise des produits sans gérer le stock ni l’expédition lui-même. Elle ne vise ni l’influenceur qui fait uniquement de l’affiliation, ni le prestataire qui gère une boutique pour le compte d’un tiers, ni la simple activité de contenu sans vente directe.

La RC Pro est-elle obligatoire pour un dropshipper ?

En l’état des textes généraux, la RC Pro du dropshipper est fortement recommandée mais n’est pas, en principe, imposée par un texte sectoriel général équivalent à celui des professions réglementées. En revanche, le modèle du dropshipping n’a aucune incidence sur l’application des règles du Code de la consommation relatives à la vente à distance : le vendeur reste tenu vis-à-vis du consommateur.

La DGCCRF rappelle expressément que le dropshipping ne modifie pas l’application des règles encadrant les contrats conclus à distance, et que le vendeur doit respecter ses obligations, même s’il n’assure pas lui-même le stock ni l’expédition. Sur le terrain contractuel, l’article 1231-1 du Code civil permet au client d’engager votre responsabilité en cas de mauvaise exécution. Sur le terrain extracontractuel, les articles 1240 et 1241 du Code civil s’appliquent également.

Autrement dit : le dropshipper n’est pas juridiquement “protégé” par la présence du fournisseur. Le consommateur se retourne d’abord contre le vendeur avec lequel il a contracté. En pratique, la vraie question n’est donc pas “ai-je un fournisseur ?” mais “suis-je correctement assuré en tant que vendeur qui promet, encaisse et répond au client ?”.

Point de vigilance
Point clé : en dropshipping, vous ne gérez peut-être pas le stock, mais vous restez le vendeur vis-à-vis du consommateur. C’est le cœur du risque métier.
L'angle mort
L’angle mort du dropshipper
Beaucoup de vendeurs pensent que le fournisseur “porte” le problème de livraison ou de qualité. En réalité, le client réclame d’abord au site sur lequel il a acheté.
Conséquence : Un contrat trop générique ou une activité mal déclarée peut laisser de côté précisément le cœur du risque : vente à distance, conformité et rétractation.

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Les risques spécifiques du dropshipper

Les risques du dropshipper ne ressemblent pas à ceux d’un artisan ni à ceux d’un simple créateur de contenu. Ici, le litige porte avant tout sur la vente à distance : produit non conforme, délai trop long, remboursement difficile, droit de rétractation mal géré, produit dangereux ou promesse commerciale trop agressive. Le danger vient du fait que vous êtes visible et contractez avec le client, alors que la chaîne réelle de fourniture est partiellement hors de votre contrôle.

Description trompeuse, dimensions erronées, matériaux différents, qualité inférieure, visuels trop éloignés de la réalité.
Retard important, promesse de livraison trop ambitieuse, fournisseur défaillant, colis perdu ou client jamais livré.
Conditions de retour floues, refus abusif, remboursement tardif, procédure compliquée ou impossible pour le consommateur.
Produit non sûr, absence d’informations, non-conformité aux exigences applicables ou vente d’un produit posant un risque consommateur.
Fausse promo, origine ou délai trompeur, promesse excessive, faux sentiment d’urgence ou fiche produit trompeuse.
Rupture, hausse de coût, qualité variable, expédition erratique ou fournisseur introuvable laissant le vendeur seul face au client.
Profil d’activitéRisque dominantPoint d’assurance clé
Boutique généralisteProduit non conformeRC Pro + activité e-commerce claire
Produits importés / délais longsLivraison et rétractationVente à distance bien couverte
Publicité agressive / social adsPratique trompeuseLecture des exclusions et DINC
Produits sensiblesConformité et sécuritéVigilance maximale sur la catégorie de produits
SAV externalisé / fournisseur uniqueDépendance fournisseurContrat vendeur solide
Clientèle large B2CMassification des litigesPlafonds cohérents

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Exemples de sinistres RC Pro pour un dropshipper

Les montants ci-dessous sont des ordres de grandeur indicatifs construits à partir de scénarios typiques du dropshipping, de la pratique contentieuse civile et des retours de terrain en assurance de responsabilité. Ils servent à illustrer le niveau d’exposition, pas à promettre une indemnisation standard.

2 500 €

Produit reçu non conforme à la promesse

Sinistre : Le produit livré est très éloigné des visuels et de la description publiée sur la boutique.
Coût : remboursements, litiges, chargeback et SAV = 2 500 €.
Assurance : Dépend du contrat et du caractère fautif de la présentation commerciale.
4 000 €

Retards massifs de livraison

Sinistre : Le fournisseur accumule les retards alors que le site promettait des délais trop courts.
Coût : remboursements, gestion de crise et litiges = 4 000 €.
Assurance : Le vendeur reste en première ligne face au consommateur.
1 800 €

Rétractation impossible ou trop complexe

Sinistre : Le client se heurte à une politique de retour opaque ou impossible à exécuter.
Coût : réclamations multiples et contentieux = 1 800 €.
Assurance : Litige très typique de la vente à distance.
9 000 €

Produit sensible mis en vente sans vigilance suffisante

Sinistre : Un article pose un problème de conformité ou de sécurité et déclenche rappels, remboursements ou réclamations.
Coût : litiges et gestion de crise = 9 000 €.
Assurance : Point extrêmement sensible selon la catégorie de produit.
3 200 €

Fausse promotion / allégation trompeuse

Sinistre : Le site met en avant une promo ou un avantage produit de manière contestable.
Coût : réclamations, publicité corrective et litige = 3 200 €.
Assurance : Dépend de la nature exacte des garanties et exclusions.
6 500 €

Fournisseur introuvable, vendeur seul face aux remboursements

Sinistre : Après une vague de commandes, le fournisseur ne répond plus et les clients se retournent tous contre la boutique.
Coût : remboursement et préjudice commercial = 6 500 €.
Assurance : Le modèle économique ne protège pas le vendeur contre sa responsabilité consommateur.

Garanties essentielles pour un dropshipper

Pour ce métier, il faut aller au-delà d’un simple contrat “e-commerce”. Le contrat doit couvrir clairement la vente à distance, la qualité de vendeur, les dommages immatériels, les litiges liés aux produits commercialisés, les réclamations consommateurs et, selon les cas, les conséquences liées à la non-conformité ou aux pratiques commerciales. Les garanties les plus importantes sont celles qui collent à la réalité du dropshipping : vous encaissez, vous promettez, vous répondez.

Activité déclarée complète

Le contrat doit viser clairement e-commerce, vente à distance, dropshipping, relation client, remboursements et produit vendu au consommateur final.

Dommages immatériels

Très utiles pour les litiges de livraison, rétractation, promesse trompeuse, défaut d’information ou préjudice commercial allégué.

Défense et frais de procédure

Le contrat doit couvrir la défense en cas de réclamation client, de litige commercial ou de contestation liée à la vente.

Plafonds cohérents

Plus le volume de vente et l’exposition publicitaire augmentent, plus il faut des plafonds compatibles avec un litige de masse ou une vague de remboursements.

Périmètre produit réaliste

Le contrat doit être cohérent avec ce que vous vendez réellement, surtout si la catégorie de produit est plus sensible.

Très pertinente dans un métier où les litiges consommateurs, litiges publicitaires et différends avec fournisseurs sont fréquents.
Intéressante si vous exploitez une boutique, des paiements, des bases clients ou des outils publicitaires exposés à des incidents numériques.
Point de vigilance
Vérification critique : un contrat “marketing digital” ou “web business” peut être insuffisant si votre activité réelle est celle d’un vendeur en ligne B2C en dropshipping.

Exclusions courantes et pièges à éviter

Le principal danger n’est pas seulement une franchise. Pour un dropshipper, le vrai piège est le contrat qui semble couvrir “le web” mais qui devient beaucoup plus fragile dès que le litige porte sur la vente à distance, la conformité produit, la publicité trompeuse ou le rôle de vendeur face au consommateur.

Activité réelle mal déclarée

Un contrat souscrit pour du “digital” ou du “marketing” peut être trop vague si vous vendez réellement des produits au consommateur final.

Catégorie de produits trop sensible

Certains produits augmentent fortement le risque de conformité, de sécurité ou de litige consommateur.

Préjudice immatériel trop limité

Livraison, remboursement, image, promesse trompeuse ou défaut d’information peuvent être mal couverts si l’immatériel est trop étroit.

Pratiques commerciales ou publicitaires mal lues

Un contrat peut devenir fragile si votre activité repose fortement sur des allégations marketing agressives, fausses urgences ou promesses excessives.

Fournisseur supposé “responsable à votre place”

C’est une erreur fréquente : le fournisseur ne remplace pas votre responsabilité de vendeur face au consommateur.

Faute intentionnelle ou tromperie délibérée

Comme dans beaucoup de contrats, une faute intentionnelle ou dolosive n’est pas assurable.

L'angle mort
Le piège principal
Le dropshipper confond souvent son fournisseur avec un bouclier juridique.
Conséquence : Or, pour le consommateur et pour les autorités, le vendeur visible reste le premier responsable du contrat à distance.
1

Déclarer précisément

Listez vos produits, votre modèle dropshipping, votre cible B2C, vos modes de vente et votre relation réelle avec les fournisseurs.

2

Déclarer rapidement

En cas de réclamation sérieuse, vague de remboursements, incident produit ou email de mise en cause, informez l’assureur sans attendre.

3

Ne pas promettre seul au-delà du raisonnable

Évitez de multiplier les engagements commerciaux sans relire votre contrat et sans vérifier votre fournisseur.

Prix RC Pro dropshipper : combien prévoir en 2026 ?

Pour un dropshipper, le tarif dépend surtout du volume de vente, du type de produits, du niveau d’exposition publicitaire, du caractère B2C de l’activité, de la politique de retour et de la qualité des garanties immatérielles. Les premiers niveaux de prix restent accessibles, mais ils montent quand la boutique grandit, quand les litiges peuvent se multiplier ou quand les produits vendus deviennent plus sensibles.

Début d’activité / petite boutique
120 à 220 €/an
Dropshipper indépendant standard
220 à 500 €/an
Boutique active avec publicité régulière
450 à 850 €/an
Volume plus élevé / produits plus sensibles
700 à 1 200 €/an
Activité plus exposée / sur étude
1 000 à 1 800 €/an

Type de produits vendus

Tous les produits n’emportent pas le même niveau de conformité, de sécurité et de litige consommateur.

Volume de commandes

Plus le volume augmente, plus un problème fournisseur ou une erreur produit peut se massifier rapidement.

Publicité et promesses marketing

Une activité très soutenue en social ads ou promotion agressive augmente les risques de litiges et de pratiques trompeuses.

Qualité du fournisseur

Un fournisseur instable augmente mécaniquement l’exposition du vendeur, même si le contrat d’assurance reste identique sur le papier.

Pour un dropshipper indépendant avec boutique active mais encore limitée, comptez souvent environ 10 à 40 € par mois. Dès que l’activité devient plus volumineuse ou plus sensible, il faut lire sérieusement le périmètre de couverture plutôt que comparer uniquement les prix.

RC Pro dropshipper auto-entrepreneur : même logique, même exposition

Le statut d’auto-entrepreneur est fréquent au démarrage en dropshipping. Pourtant, le risque ne dépend pas du statut mais de votre qualité de vendeur et des promesses faites au consommateur. Un indépendant seul peut vendre à grande échelle, faire de la publicité massive, traiter des dizaines de litiges et devoir rembourser un volume important de commandes. En cas de problème, la petite taille de la structure protège peu.

Le bon raisonnement n’est donc pas “je suis micro, donc mon risque est faible”, mais “je vends à distance à des consommateurs finaux : que se passe-t-il si le produit, le délai ou la conformité ne suivent pas ?”. Si la réponse vous met mal à l’aise, la RC Pro devient rapidement pertinente.

SituationVigilance principale
Petite boutique testBien déclarer l’activité réelle de vente
Publicité sociale activeAttention aux promesses et allégations
Produits importésVérifier conformité, délais et SAV
Fournisseur uniqueAttention à la dépendance opérationnelle
Clientèle B2C largeRisque de litiges massifiés
À retenir
Auto-entrepreneur ne veut pas dire petit risque : un seul problème fournisseur peut générer des dizaines de réclamations si votre boutique vend déjà à volume significatif.

Fournisseur et logistique : le vendeur reste en première ligne

Le fournisseur est au cœur du modèle économique, mais il ne fait pas disparaître votre responsabilité de vendeur. Délais d’expédition, qualité réelle, conformité de la marchandise, disponibilité du stock, traçabilité, retours et remboursement : tout cela se retourne d’abord contre la boutique visible par le client.

Le risque est d’autant plus grand que le dropshipping donne parfois l’illusion d’une activité légère. En réalité, vous portez la promesse commerciale, le tunnel de vente, l’encaissement et la relation client. Si votre fournisseur devient imprévisible, le litige vous revient immédiatement.

Connaître réellement son fournisseur

Un fournisseur mal vérifié transforme vite la boutique en source de litiges massifs.

Ne pas promettre plus que la chaîne réelle ne permet

Les délais, retours et garanties affichés doivent être compatibles avec le fonctionnement concret du fournisseur.

Tracer les échanges et incidents

En cas de litige, il faut pouvoir reconstituer ce qui a été commandé, expédié, livré ou refusé.

Prévoir un vrai SAV

Le modèle n’excuse pas une relation client inexistante ou un remboursement impossible.

Rétractation, information et obligations vendeur : le point de vigilance n°1

Le dropshipping ne contourne pas le droit de la consommation. Le vendeur à distance reste tenu par les règles d’information précontractuelle, de livraison, de rétractation et de remboursement. La DGCCRF rappelle que le modèle économique du dropshipping n’a aucune incidence sur l’application de ces règles. C’est donc un point central du risque RC Pro : beaucoup de litiges viennent moins du produit lui-même que de la manière dont la vente et l’après-vente ont été gérés.

À partir du 19 juin 2026, une nouvelle obligation s’ajoute pour les contrats à distance conclus en ligne : les professionnels devront proposer une fonctionnalité permettant au consommateur d’exercer son droit de rétractation directement en ligne. Cela illustre bien la tendance générale : la vente en ligne devient de plus en plus encadrée, et le dropshipper ne peut pas se comporter comme un simple intermédiaire invisible.

Point vendeurVigilance principale
Fiche produitÉviter toute présentation trompeuse ou incomplète
Délais de livraisonAfficher ce que vous pouvez réellement tenir
RétractationPrévoir une procédure réelle et opérationnelle
RemboursementNe pas compliquer artificiellement le retour
SAVLe client doit savoir à qui parler et comment
Point de vigilance
Point de vigilance : en dropshipping, le plus grand risque n’est pas toujours le produit. C’est souvent la vente à distance elle-même : délai, retour, remboursement et information consommateur.

Bon contrat ou contrat dangereux : que vérifier ?

Une attestation peut être rassurante, mais elle ne dit pas forcément ce qui compte vraiment. Le problème n’est pas le nom de l’assureur : c’est le contenu du contrat. Pour un dropshipper, le vrai risque est souvent le décalage entre l’activité réelle et ce qui a été déclaré : vente B2C, dropshipping, produit, publicité, rétractation, litiges consommateurs, fournisseur tiers et conformité produit.

Autrement dit : vous pouvez avoir une RC Pro sur le papier et un contrat pourtant dangereux le jour où plusieurs clients réclament en même temps après un problème produit ou un retard fournisseur.

Bon contrat

Activité déclarée précisémentVente à distance B2C, dropshipping, relation consommateur
Immatériel lisiblePrésent pour litiges de livraison, promesse ou remboursement
Périmètre produit réalisteCompatible avec ce que vous vendez vraiment
Plafonds cohérentsAdaptés au volume de vente et aux litiges possibles
Exclusions lisiblesCompatibles avec publicité, e-commerce et vente à distance
Aucune confusion fournisseur / vendeurLe contrat protège bien votre rôle de vendeur

Contrat dangereux

Activité vague“Marketing digital”, “web business” ou “internet” trop flous
Vente B2C mal identifiéeLe cœur du risque consommateur est sous-évalué
Produits plus sensibles que déclaréZone grise majeure en cas de litige
Immatériel très limitéLivraison, remboursement ou promesse trompeuse mal couverts
Décalage métier / contratVous vendez réellement, mais le contrat semble couvrir autre chose
Fournisseur perçu comme bouclierErreur dangereuse sur la responsabilité réelle du vendeur

Si vous vous reconnaissez dans un seul de ces signaux, votre contrat mérite probablement d’être relu plus sérieusement. Pour ce métier, le faux sentiment de sécurité est fréquent : on croit ne vendre “que via un fournisseur”, alors que le vrai sujet est la responsabilité directe envers le client final.

Sources et références officielles

Pour ce métier, les bases juridiques relèvent surtout du droit commun de la responsabilité, du contrat et du droit de la consommation applicable à la vente à distance. La DGCCRF rappelle explicitement que le modèle économique du dropshipping n’a aucune incidence sur l’application des dispositions du Code de la consommation encadrant les contrats conclus à distance.

Article 1231-1 — inexécution contractuelle. Article 1240 — responsabilité pour faute. Article 1241 — négligence ou imprudence. Article 2224 — prescription de cinq ans.
Article L113-2 — déclaration exacte du risque. Article L113-8 — nullité en cas de réticence ou fausse déclaration intentionnelle. Article L113-9 — omission ou déclaration inexacte non intentionnelle. ACPR. Légifrance.
À retenir
Important : OmniaAssur est une plateforme d’information. Nous ne sommes pas immatriculés ORIAS et ne distribuons pas de contrats d’assurance. Vérifiez toujours les garanties exactes, plafonds, franchises, exclusions et le périmètre réel mentionnés dans votre contrat.

FAQ (Questions fréquentes)

En principe, il n’existe pas de texte sectoriel général imposant une RC Pro à tous les dropshippers. En revanche, le risque de mise en cause est très concret puisque vous êtes le vendeur visible vis-à-vis du consommateur. La RC Pro est donc fortement recommandée. Le modèle dropshipping ne vous retire pas vos obligations de vente à distance.
Vis-à-vis du client, c’est d’abord le vendeur qui porte la relation contractuelle. C’est précisément ce que rappelle la DGCCRF : le modèle économique du dropshipping ne change pas l’application des règles du Code de la consommation. Le fournisseur n’efface donc pas votre responsabilité de vendeur. C’est le cœur du risque métier.
Pour une petite activité, les premiers tarifs tournent souvent autour de 120 à 220 € par an. Une boutique plus active se situe plus souvent entre 220 et 500 € par an, voire davantage si le volume, les produits ou l’exposition publicitaire sont plus sensibles. Le bon prix dépend surtout du type de vente, des produits et du risque consommateur. Il faut lire les garanties avant de comparer uniquement les primes.
Non. Le modèle du dropshipping n’a pas d’incidence sur l’application des règles de la vente à distance. En pratique, le vendeur reste tenu de respecter le cadre applicable à l’information du consommateur, au droit de rétractation et au remboursement. C’est un point central du métier. Beaucoup de litiges viennent justement d’une mauvaise gestion de cette étape.
Non, pas en soi. Le fait que le fournisseur soit à l’étranger ou qu’il expédie directement ne fait pas disparaître votre responsabilité de vendeur vis-à-vis du client. En pratique, cela peut même compliquer votre situation si le fournisseur devient inaccessible ou ne coopère pas. Le consommateur, lui, se retourne d’abord vers la boutique qui lui a vendu le produit. C’est précisément ce qui rend l’assurance pertinente.
Le principal risque n’est pas seulement la logistique : c’est le litige de vente à distance. Produit non conforme, délai trompeur, rétractation impossible, promesse exagérée, remboursement mal géré ou fournisseur défaillant sont les situations les plus typiques. Le danger vient du fait que vous êtes vendeur sans maîtriser toute la chaîne. C’est ce décalage qui rend beaucoup de contrats fragiles.
Oui, très souvent. Le statut micro-entrepreneur ne réduit pas le risque commercial réel. Une petite boutique peut générer rapidement plusieurs litiges consommateurs si un fournisseur, un produit ou une promesse de délai pose problème. La vraie question est votre qualité de vendeur B2C, pas votre statut. C’est pourquoi la RC Pro reste pertinente dès le démarrage.
Pas forcément. Un contrat “digital” peut sembler correct sur le papier, mais devenir insuffisant s’il ne traite pas clairement la vente à distance, la responsabilité vendeur, les litiges consommateurs, les remboursements ou la conformité produit. Le mot “digital” est trop large. Ce qui compte, c’est votre activité réelle de vendeur e-commerce B2C. C’est là que beaucoup de dropshippers se trompent.
Vis-à-vis du consommateur, le vendeur reste en première ligne. C’est précisément ce qui rend le modèle trompeur : vous ne voyez peut-être jamais le produit, mais vous le décrivez, le vendez et encaissez le paiement. Si le produit livré ne correspond pas à la promesse, le litige vous revient d’abord. Il faut donc raisonner comme un vendeur, pas comme un simple intermédiaire.
Le scanner OmniaAssur lit les informations visibles sur votre attestation pour en extraire les éléments utiles : assureur, numéro de police, échéance, plafonds, franchises ou exclusions mentionnées. L’objectif est de faire un premier filtre, pas de remplacer la lecture complète du contrat. Pour un dropshipper, ce filtrage est particulièrement utile car le vrai sujet est souvent la couverture du rôle de vendeur à distance et des risques immatériels. En cas de doute, il faut relire les conditions particulières et générales.
Oui. La DGCCRF rappelle que le commerce en ligne fait l’objet de contrôles importants et cite explicitement le dropshipping comme un modèle pouvant diluer les responsabilités en pratique. Cela ne veut pas dire que toute activité de dropshipping est problématique. Cela veut dire que le respect des règles de vente à distance, de consommation et de publicité est essentiel. C’est un vrai sujet de conformité, pas seulement de marketing.
Elle sert à protéger l’activité contre les conséquences de litiges liés à votre rôle de vendeur : réclamations, produits non conformes, promesses trompeuses, litiges de vente à distance, contentieux et frais de défense. Elle ne remplace ni un bon fournisseur ni un bon tunnel SAV, mais elle devient un filet utile quand le problème survient malgré tout. Le dropshipping n’est pas une zone sans responsabilité. C’est précisément pour cela que la RC Pro a du sens.

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