Guide Métier 2026

RC Pro UX/UI Designer : maquettes, parcours et prix (2026)

Mardi 9h17. Une refonte part en production après validation des maquettes. Deux semaines plus tard, le client constate une chute du taux de conversion, des utilisateurs bloqués dans le tunnel, et une avalanche de tickets support. Le problème n’est plus “un débat créatif” : il devient un litige sur la qualité du design, du conseil et du parcours conçu.

Le vrai danger de l’UX/UI designer indépendant n’est pas seulement la maquette que le client n’aime pas. C’est le parcours mal pensé, le prototype trompeur, la recommandation insuffisante, le design system réutilisé sans droit clair, l’interface inaccessible, la perte de performance business reprochée ou la confusion entre design, intégration et responsabilité produit. Ce guide détaille les risques réels, les garanties utiles, les exclusions fréquentes et les tarifs 2026. Et vous, votre contrat couvre-t-il vraiment vos livrables UX/UI et les conséquences d’un défaut de conception ?

22 min de lecture Mis à jour 2026 Sources officielles

RC Pro UX/UI designer indépendant : qu’est-ce que ça couvre ?

La responsabilité civile professionnelle de l’UX/UI designer indépendant couvre les dommages causés à un client ou à un tiers dans le cadre d’une prestation de recherche UX, d’audit, de conception de parcours, de wireframing, de maquettage, de prototypage, de design system ou de recommandation produit. Le risque principal est souvent immatériel : parcours défaillant, recommandation trompeuse, perte de conversion alléguée, design system mal cadré, maquette réutilisée hors droit ou livrable ambigu qui entraîne une mauvaise implémentation.

L’UX/UI designer ne livre pas seulement “du beau”. Il influence la structure du produit, la hiérarchie de l’information, le tunnel, l’ergonomie, la lisibilité, le comportement attendu de l’utilisateur et parfois des décisions business importantes. Le litige ne porte donc pas seulement sur une question esthétique ; il peut porter sur un défaut de conseil, une erreur de parcours, une accessibilité insuffisante, une confusion fonctionnelle ou un décalage entre maquette et besoins réels.

Le périmètre réel doit donc être déclaré avec précision : UX research, audits, interviews, personas, wireframes, prototypes, UI kits, design systems, audit d’interface, refonte, recommandations d’ergonomie, accompagnement produit, voire travail en équipe avec développeurs ou product managers. Une déclaration trop vague peut devenir une vraie faiblesse au moment du sinistre.

74.10Z
Code NAF fréquent
110 €/an
Prix plancher observé
5 ans
Prescription civile

Recherche UX

Interviews, observations, audits, analyses de friction, restitution de besoins et recommandations de parcours.

Wireframes et maquettes

Arborescence, zoning, écrans, hiérarchie de contenu, navigation, composants et maquettes haute fidélité.

Prototypes

Scénarios cliquables, démonstrations, parcours simulés et preuves de concept utilisées pour arbitrer un produit.

Design system

Composants, patterns, règles d’interface, bibliothèques UI, cohérence graphique et décisions de structure.

Conseil produit

Choix d’interface, priorisation UX, optimisation de parcours, recommandations sur friction et conversion.

Propriété intellectuelle

Droits sur maquettes, composants, inspirations, templates, kits UI, polices, visuels et éléments réutilisés.

Cette page vise l’UX/UI designer indépendant au sens strict : design d’interface, parcours, maquettes, prototypes et systèmes visuels. Elle ne vise ni le développeur web centré implémentation technique, ni le webmaster intégrateur centré CMS et mise en ligne, ni le graphiste centré branding statique.

La RC Pro est-elle obligatoire pour un UX/UI designer indépendant ?

En l’état des textes généraux, la RC Pro de l’UX/UI designer indépendant est fortement recommandée mais n’est pas, en principe, imposée par un texte sectoriel général équivalent à celui des professions réglementées. Cela ne veut pas dire que le risque est faible. Cela signifie surtout que la nécessité d’assurance vient du contrat, des attentes du client, de la nature des livrables et des conséquences business qu’ils peuvent entraîner.

Sur le terrain contractuel, l’article 1231-1 du Code civil permet au client d’engager votre responsabilité en cas de mauvaise exécution d’une mission. Pour un UX/UI designer, cela peut viser une refonte mal pensée, une maquette trompeuse, un défaut de conseil sur le parcours, une interface inaccessible ou un livrable réutilisé dans un cadre juridiquement flou. Sur le terrain extracontractuel, les articles 1240 et 1241 du Code civil permettent aussi la réparation d’un dommage causé par faute, négligence ou imprudence.

En pratique, la vraie question n’est donc pas “suis-je obligé d’être assuré ?” mais “que se passe-t-il si mon livrable sert de base à une implémentation qui génère ensuite des pertes ou un litige sur la qualité de la conception ?”.

Point de vigilance
En pratique, l’attestation peut être demandée : startups, agences, scale-ups, grands comptes et équipes produit exigent parfois une RC Pro avant mission, surtout en refonte ou sur des parcours critiques.
L'angle mort
L’angle mort de l’UX/UI designer
Beaucoup de designers pensent que le risque s’arrête à la satisfaction esthétique du client. Or le litige typique porte souvent sur la performance, le conseil, la clarté du livrable et la frontière avec l’implémentation.
Conséquence : Un contrat trop générique “design” ou “digital” peut être insuffisant si le cœur réel du risque vient d’un dommage immatériel ou d’un décalage entre maquette, usage et responsabilité attendue.

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Les risques spécifiques de l’UX/UI designer indépendant

Les risques de l’UX/UI designer sont différents de ceux d’un développeur ou d’un intégrateur. Ici, le litige porte rarement sur une panne serveur ou une ligne de code. Il porte plutôt sur le parcours, la clarté fonctionnelle, les prototypes, les recommandations, l’accessibilité, la réutilisation de composants et l’impact allégué du design sur l’activité du client.

Friction excessive, abandon du tunnel, mauvaise hiérarchie, CTA mal positionnés, structure trompeuse ou navigation inadaptée.
Le livrable est ambigu, incomplet ou trompeur, et l’équipe technique l’implémente avec des conséquences négatives.
Une recommandation clé est inadaptée ou insuffisamment nuancée au regard du contexte, des usages ou des contraintes du produit.
Réutilisation floue, droits mal cadrés, kit non cessible, confusion entre licence, propriété et livrables sur mesure.
Visuels, polices, inspirations, composants, UI kits ou maquettes utilisant des éléments non librement réemployables.
Interface peu accessible, wording problématique, écran ambigu, information critique mal placée ou parcours trompeur.
Profil d’activitéRisque dominantPoint d’assurance clé
UX research freelanceDéfaut de conseil et restitutionRC Pro + immatériel
UI design / maquettesAmbiguïté de livrable et PIRC Pro + propriété intellectuelle
Refonte de tunnelImpact business et frictionPlafonds cohérents
Design systemRéutilisation, cession, composantsLecture fine des droits
Mission avec agence / startupResponsabilités croiséesDéclaration d’activité précise
Design produit récurrentRisque cumulé sur plusieurs écransContrat adapté au vrai périmètre

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Exemples de sinistres RC Pro pour un UX/UI designer indépendant

Les montants ci-dessous sont des ordres de grandeur indicatifs construits à partir de scénarios typiques du design d’interface, de la pratique contentieuse civile et des retours de terrain en assurance de responsabilité. Ils servent à illustrer le niveau d’exposition, pas à promettre une indemnisation standard.

9 000 €

Tunnel de conversion dégradé après refonte

Sinistre : Une refonte d’interface validée provoque une forte chute des conversions et une hausse des abandons dans le parcours.
Coût : réclamation, reprise et coûts de relance = 9 000 €.
Assurance : Sujet typique mêlant design, conseil et préjudice immatériel allégué.
6 500 €

Prototype ambigu mal implémenté

Sinistre : Une équipe technique implémente un prototype insuffisamment cadré, ce qui génère un parcours erroné et une reprise lourde.
Coût : corrections et litige = 6 500 €.
Assurance : Le débat porte souvent sur la clarté du livrable et la responsabilité attendue.
5 800 €

Litige sur design system réutilisé

Sinistre : Le client réutilise un système de composants dans un cadre non prévu, puis conteste les droits ou la portée de la cession.
Coût : défense et contentieux = 5 800 €.
Assurance : Le sujet PI et la rédaction du contrat sont centraux.
4 500 €

Atteinte à des droits sur des éléments graphiques

Sinistre : Une maquette ou un kit utilise des éléments contestés par un tiers : police, visuel, inspiration trop proche ou composant non librement exploitable.
Coût : retrait et défense = 4 500 €.
Assurance : Très dépendant des exclusions PI.
7 200 €

Audit UX contesté après mise en production

Sinistre : Le client reproche au designer des recommandations trop affirmatives qui ont orienté une décision produit coûteuse.
Coût : réclamation = 7 200 €.
Assurance : Risque typique de défaut de conseil.
3 200 €

Écran ou wording trompeur sur point sensible

Sinistre : Une interface présente de manière ambiguë une information clé, générant confusion utilisateur et plaintes.
Coût : reprise, support et litige = 3 200 €.
Assurance : Montre que le design peut produire un préjudice hors simple esthétique.

Garanties essentielles pour un UX/UI designer indépendant

Pour ce métier, il faut aller au-delà d’un simple contrat “design” ou “communication visuelle”. Le contrat doit couvrir clairement la conception UX/UI, les maquettes, les prototypes, le design system, le conseil produit, les dommages immatériels et, selon les cas, la propriété intellectuelle liée aux composants et aux éléments intégrés dans les livrables.

Dommages immatériels non consécutifs

C’est souvent le cœur du risque métier : parcours défaillant, défaut de conseil, perte de conversion alléguée, confusion fonctionnelle.

Activité déclarée complète

Le contrat doit viser UX research, audit, wireframes, maquettes, prototypes, design system et recommandation produit si vous les pratiquez réellement.

Défense et frais de procédure

Le contrat doit couvrir la défense en cas de réclamation client, de litige sur livrable ou de contestation liée à la mission.

Propriété intellectuelle

Très utile si vous travaillez avec visuels, polices, kits UI, composants, inspirations, design systems ou assets tiers.

Plafonds cohérents

Une mission de refonte ou de design produit peut coûter plus cher à défendre qu’une simple création ponctuelle.

Très pertinente dans un métier où les litiges sur livrables, responsabilités croisées et périmètre de mission sont fréquents.
Particulièrement utile si vous utilisez ou vendez des systèmes, kits, templates, assets, composants ou éléments réutilisables.
Intéressante si vos missions vous donnent accès à des comptes Figma, outils produits, documents sensibles ou données d’étude utilisateur.
Point de vigilance
Vérification critique : un contrat “graphisme” peut être insuffisant si votre activité réelle porte sur les parcours, les recommandations produit, les prototypes et les dommages immatériels liés à l’usage.

Exclusions courantes et pièges à éviter

Le danger principal n’est pas seulement la franchise. Pour un UX/UI designer, le vrai piège est le contrat qui semble couvrir “le design” mais qui devient fragile dès que le litige porte sur un préjudice immatériel, une ambiguïté de livrable, une implémentation contestée ou des droits sur un design system.

Activité réelle mal déclarée

Un contrat souscrit pour du simple design graphique peut être insuffisant si votre activité réelle inclut audit UX, prototypes, design system ou conseil produit.

Dommages immatériels trop étroits

Si l’immatériel est mal traité, le cœur du risque métier peut rester hors garantie.

Propriété intellectuelle peu ou mal couverte

Visuels, polices, inspirations, composants, kits et systèmes peuvent exposer fortement un UX/UI designer.

Frontière design / intégration mal comprise

Si le contrat ou le client vous attribue implicitement la responsabilité d’une implémentation technique que vous ne portiez pas, le litige devient complexe.

Préjudice business trop ambitieux ou mal encadré

Le client peut tenter d’attribuer au design seul une baisse de performance, ce qui doit être relu avec finesse dans le contrat.

Faute intentionnelle ou tromperie délibérée

Comme dans beaucoup de contrats, une faute intentionnelle ou dolosive n’est pas assurable.

L'angle mort
Le piège principal
Le design produit un risque moins visible que le code, mais souvent plus flou à défendre.
Conséquence : Quand le livrable sert de base à des décisions produit ou business, l’absence de bonne couverture immatérielle devient très dangereuse.
1

Déclarer précisément

Listez vos missions réelles : audit, recherche, maquettes, prototypes, design system, conseil UX/UI, accompagnement produit.

2

Déclarer rapidement

En cas de réclamation, d’email de mise en cause, de litige sur une refonte ou de contestation de droits, informez l’assureur sans attendre.

3

Ne pas reconnaître seul la dette

Évitez de promettre un remboursement ou d’admettre une faute avant d’avoir relu le contrat, le scope exact et les validations de mission.

Prix RC Pro UX/UI designer indépendant : combien prévoir en 2026 ?

Pour un UX/UI designer indépendant, le tarif dépend surtout du type de missions, du niveau de conseil réellement fourni, de la sensibilité business des parcours travaillés, de l’existence d’un design system, des usages de propriété intellectuelle et du niveau de dommages immatériels couverts. Les premiers niveaux de prix restent accessibles, mais ils montent dès que l’activité se professionnalise, que les clients sont plus structurés ou que les refontes deviennent critiques.

Début d’activité / missions simples
110 à 220 €/an
UX/UI designer indépendant standard
220 à 500 €/an
Refontes, design systems, missions récurrentes
450 à 900 €/an
Clients plus sensibles / produit critique
800 à 1 300 €/an
Activité plus exposée / sur étude
1 100 à 1 800 €/an

Type de mission

Une simple maquette ponctuelle n’expose pas au même niveau qu’une refonte de parcours, un design system ou une mission d’audit stratégique.

Poids business du design

Plus le design influence un tunnel, un onboarding ou un produit critique, plus le préjudice allégué peut être élevé.

Propriété intellectuelle

Visuels, composants, polices, inspirations, kits et systèmes augmentent la sensibilité du contrat.

Type de clients

Startups, agences, SaaS et grands comptes n’emportent pas la même exposition qu’un petit client local.

Pour un UX/UI designer indépendant avec activité régulière, comptez souvent environ 10 à 40 € par mois. Dès que votre travail influence fortement le produit ou la conversion, il faut lire sérieusement l’immatériel et la propriété intellectuelle au lieu de comparer seulement les prix.

RC Pro UX/UI designer auto-entrepreneur : même logique, même exposition

Le statut d’auto-entrepreneur est fréquent chez les UX/UI designers freelance. Pourtant, le risque ne dépend pas du statut mais du poids concret de vos livrables. Un indépendant seul peut concevoir un tunnel de paiement, un onboarding, une interface critique, un design system ou une refonte servant de base à toute une équipe produit. En cas de litige, la petite taille de la structure protège peu.

Le bon raisonnement n’est donc pas “je suis micro, donc mon risque est faible”, mais “mes maquettes et recommandations peuvent-elles entraîner un dommage ou un coût important chez le client ?”. Si la réponse est oui, la RC Pro devient rapidement pertinente.

SituationVigilance principale
Missions UI ponctuellesBien cadrer la cession et le périmètre
Audit UXAttention au risque de défaut de conseil
Refonte produitVérifier les dommages immatériels
Design systemLire les droits et réutilisations
Missions mixtes design + produitDéclarer clairement tout le scope réel
À retenir
Auto-entrepreneur ne veut pas dire petit risque : une seule refonte ou un seul tunnel mal conçu peut suffire à créer une réclamation significative.

Maquettes, prototypes et design systems : le point de vigilance n°1

Le cœur du risque UX/UI se trouve souvent dans le livrable lui-même. Une maquette peut sembler “validée” mais rester ambiguë. Un prototype peut être interprété comme une spécification fonctionnelle alors qu’il ne l’est pas. Un design system peut être vu comme un produit réutilisable alors que les droits n’ont pas été clarifiés. Le problème n’est pas seulement le design : c’est la manière dont il est utilisé ensuite dans le projet.

Le risque augmente dès que plusieurs acteurs interviennent : product manager, développeur, agence, client final, intégrateur ou direction marketing. Plus la chaîne d’interprétation est longue, plus la responsabilité du designer peut être discutée si rien n’a été cadré noir sur blanc.

Qualifier la nature du livrable

Wireframe, prototype, maquette, guideline, design system : chaque mot porte des attentes différentes.

Documenter les limites

Ce qui n’est pas testé, ce qui reste hypothétique, ce qui dépend d’une implémentation future doit être clairement indiqué.

Encadrer la réutilisation

Un composant ou un système réutilisable doit être juridiquement plus clair qu’une simple maquette ponctuelle.

Tracer les validations

Conserver les validations permet de mieux défendre le périmètre réellement accepté par le client.

Droits, inspiration et réutilisation : le cœur du risque PI

L’UX/UI designer manipule très souvent des éléments qu’il n’a pas entièrement créés de zéro : polices, photos, icônes, kits UI, composants, frameworks visuels, patterns, inspirations, templates, plugins, captures, bibliothèques et parfois extraits d’interfaces existantes. Le risque ne vient pas seulement de la copie évidente. Il vient aussi d’une réutilisation mal comprise, d’une inspiration trop proche, d’une licence inadaptée ou d’une cession de droits mal rédigée.

Ce point devient encore plus sensible dès qu’un design system ou un kit de composants est vendu, cédé ou réutilisé au-delà d’un projet unique. La RC Pro ne remplace pas un bon contrat de cession, mais elle devient un filet important si un litige apparaît malgré tout.

ÉlémentPoint de vigilance
PoliceLicence, usage commercial, diffusion et intégration
Visuel ou icôneOrigine, droit d’usage, réutilisation dans les maquettes
UI kit / composantType de licence et portée de réutilisation
Design systemCession, duplication, exploitation multi-projets
Inspiration concurrenteRisque de proximité excessive ou de confusion
Point de vigilance
Point de vigilance : en UX/UI, le litige PI porte souvent moins sur une “copie totale” que sur une réutilisation ou une appropriation mal cadrée de composants et d’éléments de design.

Bon contrat ou contrat dangereux ?

Une attestation peut sembler rassurante… mais elle ne dit pas forcément ce qui compte vraiment. Le problème n’est pas l’assureur, mais le contenu du contrat. Pour un UX/UI designer, le vrai risque est souvent le décalage entre l’activité réelle et ce qui a été déclaré : audit UX, maquettes, prototypes, design systems, conseil produit, immatériel, propriété intellectuelle et rôle exact dans la chaîne de conception.

Autrement dit : vous pouvez avoir un contrat “design” correct sur le papier… et un contrat pourtant dangereux le jour où un client vous reproche un parcours défaillant ou un design system mal cadré.

Bon contrat

UX/UI déclaré précisémentOui : audit, maquettes, prototypes, design systems, conseil
Immatériel couvertOui : défaut de conseil, parcours, préjudice immatériel
PI lue clairementOui : composants, visuels, systèmes et réutilisations
Défense incluseOui, avec frais de procédure lisibles
Plafonds adaptésOui, au poids business des missions
Périmètre réel cohérentPas de zone grise entre design, produit et livrables

Contrat dangereux

Activité vague“Design”, “création graphique” ou “digital” trop flous
Immatériel faibleLe cœur du risque métier est mal couvert
PI absente ou floueComposants, kits et visuels restent en zone grise
Prototypes/design systems non mentionnésRisque fort si vous les vendez réellement
Pas de défense lisibleCoûts juridiques potentiellement à votre charge
Décalage métier / contratVous faites plus que ce que le contrat semble couvrir

Si vous vous reconnaissez dans un seul de ces signaux, votre contrat mérite probablement d’être relu plus sérieusement. Pour ce métier, le faux sentiment de sécurité est fréquent : beaucoup de designers pensent être couverts pour le “visuel”, alors que le vrai sujet est le dommage immatériel et la responsabilité de conception.

Sources et références officielles

Pour ce métier, les bases juridiques relèvent surtout du droit commun de la responsabilité, du contrat et de la classification statistique des activités de design. L’Insee précise qu’un code NAF ne suffit pas à lui seul à créer des droits ou des obligations ; il faut donc distinguer la classification économique de l’activité et le régime juridique de responsabilité applicable au designer indépendant.

Article 1231-1 — inexécution contractuelle. Article 1240 — responsabilité pour faute. Article 1241 — négligence ou imprudence. Article 2224 — prescription de cinq ans.
Article L113-2 — déclaration exacte du risque. Article L113-8 — nullité en cas de réticence ou fausse déclaration intentionnelle. Article L113-9 — omission ou déclaration inexacte non intentionnelle.
INPI — propriété intellectuelle et créations. ACPR — informations sur l’assurance. Légifrance — base officielle des textes.
À retenir
Important : OmniaAssur est une plateforme d’information. Nous ne sommes pas immatriculés ORIAS et ne distribuons pas de contrats d’assurance. Vérifiez toujours les garanties exactes, plafonds, franchises, exclusions et le périmètre réel mentionnés dans votre contrat.

FAQ (Questions fréquentes)

En principe, il n’existe pas de texte sectoriel général imposant une RC Pro à tous les UX/UI designers indépendants. En revanche, elle est fortement recommandée car les litiges peuvent porter sur le défaut de conseil, les parcours, les maquettes, les prototypes ou les droits sur les livrables. Le risque est souvent immatériel et donc moins visible, mais pas moins réel.
Le principal risque est souvent le dommage immatériel : parcours défaillant, perte de conversion alléguée, mauvaise recommandation, prototype ambigu ou litige sur la responsabilité réelle d’un livrable. Beaucoup de designers pensent d’abord à l’esthétique, alors que le vrai sujet est souvent la conséquence business ou fonctionnelle du design.
Pour une activité simple, les premiers tarifs tournent souvent autour de 110 à 220 € par an. Une activité plus structurée avec design systems, refontes ou clients plus exposés se situe souvent entre 220 et 900 € par an, voire plus sur étude selon le niveau de risque et les garanties recherchées. Le bon tarif dépend surtout du poids business des missions et de la qualité de la couverture immatérielle.
Potentiellement, mais cela dépend du contrat, de la mission exacte, du lien entre le livrable et le préjudice allégué, et de la présence de garanties immatérielles adaptées. C’est un des litiges typiques du métier, justement parce qu’il est difficile à lire. Il faut donc vérifier ce point noir sur blanc dans le contrat.
Le graphiste est plus souvent exposé sur l’identité visuelle et les créations statiques. Le développeur web l’est davantage sur le code, les bugs et l’implémentation technique. L’UX/UI designer, lui, se situe au croisement du design, du produit et du conseil : le risque porte sur les parcours, les maquettes, les prototypes, les recommandations et parfois les design systems. Le contrat doit donc coller à cette réalité spécifique.
Oui, clairement, si vous en créez ou en vendez réellement. Un design system dépasse souvent la simple maquette ponctuelle : il implique composants, réutilisation, droits, maintenance éventuelle et responsabilité sur la cohérence de l’interface. Le risque de litige est donc différent. C’est une zone qu’un contrat trop générique peut mal couvrir.
Oui. Polices, visuels, composants, templates, inspirations, UI kits et systèmes peuvent tous créer des litiges. Le risque ne tient pas seulement à la copie évidente, mais aussi à la réutilisation mal comprise ou à la cession mal rédigée. Pour beaucoup d’UX/UI designers, c’est un point aussi important que le défaut de conseil. Il faut donc le lire sérieusement dans le contrat.
Oui, très souvent. Le statut micro-entrepreneur ne réduit pas le poids d’une refonte ou d’un design system livré à un client. Une seule mission peut suffire à provoquer une réclamation importante si elle influence un parcours critique ou un produit structurant. La vraie question est la portée de vos livrables, pas votre statut juridique.
Pas forcément. Un contrat “graphisme” peut sembler correct sur le papier, mais devenir insuffisant si vous faites réellement du parcours, du prototype, du conseil UX ou du design system. Le problème n’est pas le nom du contrat, mais la cohérence entre l’activité déclarée et ce que vous vendez vraiment. C’est un point de vigilance majeur pour ce métier.
Le scanner OmniaAssur lit les informations visibles sur votre attestation pour en extraire les éléments utiles : assureur, numéro de police, échéance, plafonds, franchises ou exclusions mentionnées. L’objectif est de faire un premier filtre, pas de remplacer la lecture complète du contrat. Pour un UX/UI designer, ce filtrage est particulièrement utile car le vrai sujet est souvent la qualité réelle de la couverture immatérielle, de la défense et de la propriété intellectuelle.
Non. Le code NAF est une information statistique utile, mais il ne suffit pas à lui seul à créer des droits ou obligations. Ce qui compte vraiment, c’est votre activité réelle : audit UX, maquettes, prototypes, conseil, design system, propriété intellectuelle, etc. C’est cette pratique réelle qui doit guider la lecture du contrat.
Parce que le vrai risque d’un UX/UI designer n’est pas purement esthétique. Il porte sur les conséquences d’un design dans un produit, un parcours ou une décision business. C’est justement ce qui rend le métier plus exposé qu’il n’y paraît. La RC Pro se lit donc comme une protection de conception et de livrables, pas seulement de création visuelle.

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