Guide Métier 2026

RC Pro Dépanneur informatique : données, pannes et prix (2026)

Jeudi 14h12. Un client vous confie son ordinateur qui ne démarre plus. Vous intervenez vite, remplacez un composant, relancez le système… puis découvrez que les fichiers métier n’étaient pas sauvegardés et qu’une mauvaise manipulation a rendu le disque illisible. Le problème n’est plus un simple dépannage : c’est un préjudice concret, parfois bien supérieur à la valeur de la machine.

Le vrai danger du dépanneur informatique indépendant n’est pas seulement la panne à réparer. C’est la perte de données, la mauvaise manipulation, la réinstallation trop agressive, la sauvegarde oubliée, le conseil inadapté, le poste immobilisé ou le matériel client confié qui revient en plus mauvais état qu’à l’arrivée. Ce guide détaille les risques réels, les garanties utiles, les exclusions fréquentes et les tarifs 2026. Et vous, votre contrat couvre-t-il vraiment la perte de données et les dommages que vous pouvez causer pendant une intervention informatique ?

20 min de lecture Mis à jour 2026 Sources officielles

RC Pro dépanneur informatique indépendant : qu’est-ce que ça couvre ?

La responsabilité civile professionnelle du dépanneur informatique indépendant couvre les dommages causés à un client ou à un tiers dans le cadre d’une prestation de dépannage, de maintenance, de réparation, de réinstallation, d’assistance ou d’intervention informatique. Le risque n’est pas seulement matériel. Il est très souvent immatériel : perte de données, immobilisation du poste, interruption d’activité, mauvaise configuration ou mauvaise manipulation ayant des conséquences économiques pour le client.

Le dépanneur informatique ne se limite pas à “réparer un PC”. Il intervient parfois sur des ordinateurs professionnels, des postes de caisse, des postes comptables, des périphériques, des sauvegardes, des accès distants, des logiciels installés, des disques externes, des imprimantes, des connexions ou des environnements de travail contenant des données sensibles. Le client ne reproche pas seulement une machine qui ne remarche pas : il reproche aussi les documents perdus, le temps perdu et la désorganisation causée par l’intervention.

Le périmètre réel doit donc être déclaré avec précision : réparation d’ordinateurs et périphériques, assistance à domicile ou en entreprise, réinstallation système, suppression de virus, récupération simple, maintenance préventive, intervention à distance, manipulation de matériel confié et sauvegardes ponctuelles. Une déclaration trop vague ou trop générale peut devenir une vraie faiblesse au moment du sinistre.

95.11Z
Code NAF fréquent
80 €/an
Prix plancher observé
5 ans
Prescription civile

Matériel client

Ordinateurs, périphériques, écrans, disques, PC portables, unités centrales, imprimantes et petits équipements confiés.

Données et fichiers

Documents professionnels, photos, bases, dossiers clients, logiciels, boîtes mail, profils utilisateurs et sauvegardes.

Interventions sur site

Assistance à domicile ou en entreprise, manipulation sur place, déplacement et remise en service du poste ou du réseau local.

Interventions à distance

Prise en main distante, paramétrage, suppression de logiciel, correction de configuration ou réinstallation logicielle.

Conseil et diagnostic

Recommandation technique, choix de solution, décision de réinstaller, de formater, de remplacer ou non une pièce.

Biens confiés

Matériel laissé en atelier, machine déposée pour diagnostic, support de stockage confié ou conservé quelques jours.

Cette page vise le dépanneur informatique indépendant au sens strict : réparation, assistance, maintenance de postes et périphériques. Elle ne vise ni le consultant IT centré stratégie et SI, ni le développeur web centré code et livrables logiciels, même si certaines prestations peuvent se croiser à la marge.

La RC Pro est-elle obligatoire pour un dépanneur informatique indépendant ?

En l’état des textes généraux, la RC Pro du dépanneur informatique indépendant est fortement recommandée mais n’est pas, en principe, imposée par un texte sectoriel général équivalent à celui des professions réglementées. Cela ne signifie pas que le risque est faible. Cela signifie surtout que la nécessité d’assurance découle du contrat, des attentes du client, de la manipulation de matériel confié et de la perte potentielle de données ou d’activité causée par l’intervention.

Sur le terrain contractuel, l’article 1231-1 du Code civil permet au client d’engager votre responsabilité en cas de mauvaise exécution de la prestation. Pour un dépanneur informatique, cela peut viser une mauvaise manipulation, une suppression de fichiers, une réinstallation non maîtrisée, un composant endommagé, un diagnostic erroné ou une intervention qui aggrave la panne au lieu de la résoudre.

Sur le terrain extracontractuel, les articles 1240 et 1241 du Code civil permettent la réparation d’un dommage causé par faute, négligence ou imprudence, y compris à l’égard d’un tiers. Enfin, l’article 2224 du Code civil rappelle que les actions personnelles ou mobilières se prescrivent en principe par cinq ans. En pratique, la vraie question n’est donc pas “suis-je obligé d’être assuré ?” mais “que se passe-t-il si je rends inutilisable un matériel ou des données confiés par mon client ?”.

Point de vigilance
En pratique, l’attestation peut être demandée : TPE, professions libérales, commerces, cabinets et clients professionnels demandent parfois une attestation RC Pro avant de vous confier un matériel sensible ou des interventions récurrentes.
L'angle mort
L’angle mort du dépanneur informatique
Beaucoup de dépanneurs pensent que le principal risque est de casser un ordinateur. En réalité, le litige le plus sensible porte souvent sur les données perdues ou sur l’activité du client bloquée après votre intervention.
Conséquence : Un contrat qui couvre mal les dommages immatériels ou les biens confiés peut laisser de côté précisément le sinistre le plus coûteux du métier.

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Les risques spécifiques du dépanneur informatique indépendant

Les risques du dépanneur informatique indépendant diffèrent de ceux d’un consultant IT ou d’un développeur web. Ici, le litige porte moins sur un projet ou un livrable logiciel que sur une intervention technique directe sur un matériel ou un environnement client. Le client ne reproche pas toujours un “bug”. Il reproche surtout une perte de fichiers, un appareil rendu inutilisable, un temps d’arrêt, ou une mauvaise décision de dépannage.

Suppression, corruption, formatage, réinstallation ou mauvaise manipulation ayant rendu des données inaccessibles ou inutilisables.
Disque dur détérioré, connectique cassée, écran abîmé, composant rendu inutilisable ou machine aggravée pendant la réparation.
Poste comptable, caisse, machine de travail ou environnement bureautique bloqué plusieurs heures ou plusieurs jours.
Remplacement inutile, réinstallation trop lourde, conseil inadapté, solution proposée qui aggrave les conséquences pour le client.
Suppression à distance, erreur de paramétrage, réinitialisation ou manipulation logicielle provoquant une panne ou une perte de données.
Ordinateur confié à l’atelier, disque externe, clé USB, sauvegarde ou support client rendu en plus mauvais état ou égaré.
Profil d’activitéRisque dominantPoint d’assurance clé
Dépannage particuliersMatériel et données personnellesRC Pro + biens confiés
Assistance TPEPerte de données et arrêt d’activitéRC Pro + immatériel
Interventions atelierResponsabilité sur biens confiésBiens confiés indispensables
Interventions à distanceErreur logicielle et suppressionRC Pro + activité déclarée clairement
Maintenance régulièreRisque cumulé sur plusieurs postesPlafonds cohérents
Clientèle pro sensiblePréjudice économique du clientLecture fine des DINC / immatériel

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Exemples de sinistres RC Pro pour un dépanneur informatique indépendant

Les montants ci-dessous sont des ordres de grandeur indicatifs construits à partir de scénarios typiques du dépannage informatique, de la pratique contentieuse civile et des retours de terrain en assurance de responsabilité. Ils servent à illustrer le niveau d’exposition, pas à promettre une indemnisation standard.

3 000 €

Perte de données client après réinstallation

Sinistre : Une réinstallation ou une manipulation sur disque rend des fichiers professionnels définitivement inaccessibles.
Coût : récupération, désorganisation et réclamation = 3 000 €.
Assurance : C’est le sinistre le plus typique du métier, souvent plus sensible que la casse matérielle pure.
800 €

Disque dur ou composant endommagé

Sinistre : Une intervention matérielle aggrave la panne ou détruit un composant clé de la machine confiée.
Coût : remplacement et litige = 800 €.
Assurance : Dommage matériel classique, à vérifier avec la garantie biens confiés.
7 500 €

Entreprise bloquée après mauvaise configuration

Sinistre : Un poste ou un petit environnement de travail est rendu inutilisable après intervention, empêchant l’activité du client.
Coût : réclamation pour immobilisation = 7 500 €.
Assurance : Dépend de la lecture des dommages immatériels et du lien avec la faute reprochée.
4 000 €

Mauvais conseil sur le traitement d’une panne

Sinistre : Une solution technique ou un remplacement recommandé se révèle inadapté et génère des coûts inutiles pour le client.
Coût : réclamation et reprise = 4 000 €.
Assurance : Litige typique mêlant conseil et intervention technique.
2 500 €

Erreur de prise en main à distance

Sinistre : Une suppression ou une mauvaise commande à distance déstabilise le système et fait perdre des fichiers utiles.
Coût : remise en état et réclamation = 2 500 €.
Assurance : Le contrat doit clairement couvrir ce type d’intervention.
1 500 €

Support client confié égaré ou altéré

Sinistre : Un disque externe ou une machine confiée en atelier revient inutilisable ou introuvable.
Coût : remboursement et litige = 1 500 €.
Assurance : Point crucial sur les biens confiés.

Garanties essentielles pour un dépanneur informatique indépendant

Pour ce métier, il faut aller au-delà d’un simple contrat “informatique”. Le contrat doit couvrir clairement le dépannage, la maintenance, la réparation de matériel, la prise en main distante, les biens confiés et surtout les dommages immatériels liés aux données ou à l’activité du client. Les garanties les plus importantes sont rarement celles mises en avant en premier dans les brochures commerciales.

Dommages matériels

Matériel client abîmé, composant détruit, périphérique détérioré ou machine aggravée pendant l’intervention.

Dommages immatériels non consécutifs

Très utile pour les pertes de données, erreurs de manipulation, arrêts de poste ou préjudices immatériels sans casse matérielle évidente.

Biens confiés

Indispensable si vous gardez des machines, disques, PC portables ou supports en atelier ou chez vous pendant quelques jours.

Défense et frais de procédure

Le contrat doit couvrir la défense en cas de réclamation ou litige avec un client particulier ou professionnel.

Activité déclarée complète

Dépannage sur site, atelier, maintenance, prise en main à distance, réinstallation et récupération simple doivent correspondre à votre pratique réelle.

Très pertinente dans un métier où les litiges de terrain, contestations de panne, réclamations sur données et expertises techniques sont fréquents.
Intéressante si vous manipulez souvent des fichiers sensibles, des accès, des environnements clients ou des interventions à distance exposées.
Point de vigilance
Vérification critique : beaucoup de contrats “informatique” protègent correctement le matériel… mais beaucoup moins bien la perte de données, alors que c’est souvent le vrai point sensible du métier.

Exclusions courantes et pièges à éviter

Le principal danger n’est pas seulement la franchise. Pour un dépanneur informatique indépendant, le vrai piège est le contrat qui semble correct pour “réparer des machines” mais qui devient très insuffisant dès que le litige porte sur des données, sur un arrêt d’activité, ou sur une intervention à distance mal maîtrisée.

Perte de données mal couverte ou exclue

C’est l’exclusion la plus dangereuse du métier, car elle peut laisser hors garantie le sinistre le plus fréquent et le plus sensible.

Activité réelle mal déclarée

Un contrat souscrit pour de la “maintenance informatique” générale peut être trop vague si vous faites aussi atelier, intervention à distance ou manipulation de sauvegardes.

Biens confiés insuffisamment traités

Si vous gardez des machines quelques jours, une lecture floue des biens confiés devient très risquée.

Préjudice économique du client trop limité

Le temps d’arrêt ou la perte d’exploitation alléguée après votre intervention peut être discutée ou très encadrée selon le contrat.

Faute intentionnelle ou manipulation manifestement imprudente

Comme dans beaucoup de contrats, une faute intentionnelle ou dolosive n’est pas assurable.

Périmètre technique dépassé

Si votre contrat est calibré pour du simple dépannage mais que vous faites aussi de l’assistance réseau, de la récupération sensible ou de la configuration plus large, il peut devenir fragile.

L'angle mort
Le piège principal
Beaucoup de contrats protègent mieux le matériel cassé que les données perdues.
Conséquence : Or, pour ce métier, le sinistre le plus coûteux n’est pas toujours l’ordinateur lui-même : c’est souvent ce qu’il contenait.
1

Déclarer précisément

Listez vos missions réelles : atelier, sur site, assistance à distance, réinstallation, récupération simple, maintenance, sauvegarde ponctuelle.

2

Déclarer rapidement

En cas de réclamation, de perte de données, de machine détériorée ou d’email de mise en cause, informez l’assureur sans attendre.

3

Ne pas reconnaître seul la dette

Évitez de promettre un remboursement ou d’admettre une faute avant d’avoir relu le contrat, le contexte et la nature exacte de l’intervention.

Prix RC Pro dépanneur informatique indépendant : combien prévoir en 2026 ?

Pour un dépanneur informatique indépendant, le tarif dépend surtout du type de clientèle, du caractère professionnel ou non des interventions, de la fréquence des prises en charge en atelier, de la manipulation de données sensibles et de l’étendue réelle des garanties immatérielles et biens confiés. Les premiers niveaux de prix restent accessibles, mais ils montent dès que la clientèle professionnelle ou les interventions plus sensibles deviennent courantes.

Début d’activité / particuliers
80 à 150 €/an
Dépanneur informatique indépendant standard
150 à 350 €/an
Atelier + interventions régulières
300 à 550 €/an
Clientèle pro / TPE exposée
500 à 850 €/an
Activité plus sensible / sur étude
700 à 1 200 €/an

Type de clientèle

Les particuliers et les TPE n’emportent pas la même exposition en cas de perte de données ou d’arrêt d’activité.

Atelier ou intervention sur site

Garder des machines en atelier augmente le sujet des biens confiés ; intervenir sur site augmente le risque opérationnel direct.

Distance ou présence physique

La prise en main à distance doit être cohérente avec le contrat si elle fait partie de votre pratique réelle.

Sensibilité des données

Plus vous manipulez des fichiers professionnels ou des postes critiques, plus la lecture des garanties immatérielles devient décisive.

Pour un dépanneur informatique indépendant avec petite clientèle mixte, comptez souvent environ 8 à 30 € par mois. Dès que l’activité devient plus professionnelle, plus régulière ou plus sensible sur les données, il faut lire sérieusement les plafonds et exclusions plutôt que comparer uniquement les prix.

RC Pro dépanneur informatique auto-entrepreneur : même logique, même exposition

Le statut d’auto-entrepreneur est fréquent dans le dépannage informatique. Pourtant, le risque ne dépend pas du statut mais du dommage concret que vous pouvez causer. Un indépendant seul peut perdre des données client, rendre un ordinateur inutilisable, bloquer une activité ou altérer un support confié. En cas de problème, la petite taille de la structure protège peu.

Le bon raisonnement n’est donc pas “je suis micro, donc mon risque est faible”, mais “je manipule directement du matériel et parfois des données critiques : que se passe-t-il si mon intervention tourne mal ?”. Si la réponse est inconfortable, la RC Pro devient immédiatement pertinente.

Le point de vigilance majeur reste la déclaration exacte de l’activité. Beaucoup d’indépendants commencent avec du dépannage simple, puis ajoutent atelier, maintenance récurrente, assistance à distance, récupération simple ou intervention sur des postes de travail professionnels. Le contrat doit suivre cette évolution réelle.

SituationVigilance principale
Particuliers uniquementBien cadrer les données et biens confiés
TPE / prosVérifier l’immatériel et l’arrêt d’activité
AtelierBiens confiés indispensables
Prise en main à distanceDéclarer clairement ce mode d’intervention
Prestations mixtesAttention au décalage activité réelle / contrat
À retenir
Auto-entrepreneur ne veut pas dire petit risque : une seule intervention malheureuse sur un poste contenant des données importantes peut suffire à déclencher une réclamation significative.

Perte de données et sauvegardes : le point de vigilance n°1

Le cœur du risque métier n’est pas toujours la machine. C’est souvent la donnée. Photos, comptabilité, dossiers clients, documents de travail, archives, mails, fichiers administratifs : leur valeur peut être largement supérieure à celle de l’ordinateur lui-même. Pourtant, de nombreux contrats de RC Pro restent flous ou restrictifs sur ce sujet.

Le risque augmente encore quand le client n’a pas de sauvegarde récente, quand la panne touche un disque déjà fragilisé, ou quand une intervention “simple” entraîne un formatage, une suppression ou une corruption imprévue. Le contrat d’assurance ne remplace pas les bonnes pratiques, mais il devient essentiel quand l’incident survient malgré elles.

Qualifier l’état initial

Quand c’est possible, préciser avant intervention si les données sont sauvegardées ou non réduit fortement le risque de litige.

Tracer les étapes sensibles

Réinstallation, formatage, test disque, changement de support : plus l’étape est critique, plus elle doit être traçable.

Éviter les présupposés

Ne jamais partir du principe que le client a une sauvegarde exploitable s’il ne l’a pas clairement confirmé.

Relire le contrat sur les données

Beaucoup de professionnels découvrent trop tard que le cœur du risque métier était mal couvert.

Intervention à distance ou sur site : le contrat doit suivre votre pratique réelle

L’intervention à distance paraît parfois moins risquée qu’une intervention matérielle. En réalité, elle peut être tout aussi sensible : suppression à distance, mauvaise commande, erreur de configuration, mauvaise session, action sur le mauvais poste ou perturbation d’un environnement de travail sans présence physique du client.

Sur site, le risque est plus visible : matériel touché, poste immobilisé, périphérique démonté, composant manipulé. À distance, le risque est plus discret mais souvent plus difficile à expliquer au client. Dans les deux cas, le contrat doit refléter ce que vous faites réellement.

Mode d’interventionPoint de vigilance
Sur siteDommage matériel, accès client, interruption immédiate
AtelierBiens confiés et conservation du matériel
À distanceSuppression, mauvaise manipulation, traçabilité
MixteLe contrat doit viser les 3 modes si vous les pratiquez

Bon contrat ou contrat dangereux : que vérifier ?

Une attestation peut être rassurante, mais elle ne dit pas forcément ce qui compte vraiment. Le problème n’est pas le nom de l’assureur : c’est le contenu du contrat. Pour un dépanneur informatique indépendant, le vrai risque est souvent le décalage entre l’activité réelle et ce qui a été déclaré : atelier, assistance à distance, manipulation de sauvegardes, données client, postes professionnels, biens confiés et préjudice immatériel.

Autrement dit : vous pouvez avoir une RC Pro sur le papier et un contrat pourtant dangereux le jour où un client perd ses données après votre intervention.

Bon contrat

Activité déclarée précisémentDépannage, atelier, sur site, à distance, maintenance, biens confiés
Perte de données / immatérielPrésents ou clairement traités
Biens confiésPris en compte si vous gardez du matériel
Plafonds cohérentsAdaptés à la clientèle et au niveau de risque
Exclusions lisiblesCompatibles avec la pratique réelle du métier
Périmètre réel couvertAucune zone grise majeure entre ce que vous faites et ce qui est assuré

Contrat dangereux

Activité vague“Informatique” ou “maintenance” sans détail
Perte de données exclue ou très limitéeLe cœur du risque métier reste hors garantie
Biens confiés flousRisque élevé si vous gardez du matériel en atelier
Plafonds trop basInsuffisants pour une clientèle professionnelle
Décalage métier / contratVous faites plus que ce que le contrat semble couvrir
Intervention à distance non prise en compteZone grise majeure si vous la pratiquez réellement

Si vous vous reconnaissez dans un seul de ces signaux, votre contrat mérite probablement d’être relu plus sérieusement. Pour ce métier, le faux sentiment de sécurité est très fréquent : on croit être couvert pour “du dépannage informatique”, alors que le vrai sujet est la donnée et le matériel confié.

Sources et références officielles

Pour ce métier, les bases juridiques relèvent surtout du droit commun de la responsabilité, du contrat et des règles de déclaration du risque en assurance. Il n’existe pas, à notre connaissance, de texte sectoriel général imposant une RC Pro à l’ensemble des dépanneurs informatiques indépendants en France. Il faut donc distinguer l’absence d’obligation réglementaire générale et la forte nécessité pratique de s’assurer.

Article 1231-1 — inexécution contractuelle. Article 1240 — responsabilité pour faute. Article 1241 — négligence ou imprudence. Article 2224 — prescription de cinq ans.
Article L113-2 — déclaration exacte du risque. Article L113-8 — nullité en cas de réticence ou fausse déclaration intentionnelle. Article L113-9 — omission ou déclaration inexacte non intentionnelle.
CNIL — protection des données et sécurité. ACPR — informations sur l’assurance. ORIAS — vérification des intermédiaires immatriculés. Légifrance — base officielle des textes.
À retenir
Important : OmniaAssur est une plateforme d’information. Nous ne sommes pas immatriculés ORIAS et ne distribuons pas de contrats d’assurance. Vérifiez toujours les garanties exactes, plafonds, franchises, exclusions et le périmètre réel mentionnés dans votre contrat.

FAQ (Questions fréquentes)

En principe, il n’existe pas de texte sectoriel général imposant une RC Pro à tous les dépanneurs informatiques indépendants. En revanche, le risque de mise en cause est très concret puisque vous manipulez directement du matériel, parfois des données importantes et parfois l’environnement de travail du client. La RC Pro est donc fortement recommandée. Elle peut aussi être demandée contractuellement par certains clients professionnels.
Pour les profils les plus simples, les premiers tarifs démarrent autour de 80 € par an. Un dépanneur informatique indépendant standard se situe plus souvent entre 150 et 350 € par an, et les activités plus exposées, avec atelier, clientèle professionnelle ou forte manipulation de données, peuvent aller plus haut. Le prix dépend surtout du type de clientèle, des biens confiés, de l’intervention à distance et de la qualité des garanties immatérielles.
Parfois oui, parfois très mal, et c’est précisément le point le plus dangereux du métier. Beaucoup de contrats couvrent correctement le matériel mais traitent la donnée de manière plus restrictive. Or, pour un dépanneur informatique, la perte de données est souvent le sinistre le plus sensible. Il faut donc lire ce point noir sur blanc dans le contrat. Une attestation seule ne suffit pas.
Oui, potentiellement, si le dommage entre bien dans la garantie matérielle du contrat. C’est un sinistre très classique : disque détérioré, connecteur cassé, machine aggravée ou composant mal manipulé. La couverture dépend du contrat et des circonstances précises. Il faut aussi vérifier le sujet des biens confiés si la machine est gardée en atelier. C’est un point de lecture essentiel.
Oui, très souvent. Le statut micro-entrepreneur ne réduit pas le risque concret : vous touchez au matériel du client et parfois à ses données les plus importantes. Une seule mauvaise manipulation peut suffire à déclencher une réclamation significative. La vraie question n’est pas le statut, mais la nature du dommage que vous pourriez causer. C’est pourquoi l’assurance reste un sujet central même pour un indépendant seul.
Oui, c’est préférable si elle fait réellement partie de votre activité. Un contrat trop vague sur ce point peut devenir dangereux en cas d’erreur à distance, surtout si une suppression ou une mauvaise commande provoque un dommage logiciel ou une perte de données. La cohérence entre activité réelle et activité déclarée est centrale en assurance. Si vous pratiquez régulièrement l’assistance distante, elle doit apparaître clairement.
Un bon contrat décrit précisément l’activité réelle, traite clairement les dommages matériels, les biens confiés, l’intervention à distance et surtout la perte de données ou les dommages immatériels. Il prévoit aussi des plafonds cohérents avec votre clientèle. Le problème n’est pas le nom commercial du contrat, mais son contenu réel. Pour ce métier, le vrai critère de qualité est la couverture des sinistres les plus probables.
Oui. TPE, commerçants, professions libérales, cabinets ou clients professionnels peuvent demander une attestation RC Pro avant de vous confier une intervention régulière ou un poste sensible. Ce n’est pas forcément une obligation légale générale, mais c’est une exigence commerciale fréquente. L’attestation rassure le client, sans toutefois remplacer la lecture du contrat.
Pas forcément. Un contrat “informatique” peut sembler correct sur le papier, mais devenir insuffisant s’il ne traite pas correctement les données, les biens confiés, l’assistance à distance ou l’arrêt d’activité du client. Le mot “informatique” est trop large. Ce qui compte, c’est ce que vous faites vraiment au quotidien. Il faut donc relire les garanties avec votre activité réelle en tête.
Le scanner OmniaAssur lit les informations visibles sur votre attestation pour en extraire les éléments utiles : assureur, numéro de police, échéance, plafonds, franchises ou exclusions mentionnées. L’objectif est de faire un premier filtre, pas de remplacer la lecture complète du contrat. Pour un dépanneur informatique, ce filtrage est particulièrement utile car le vrai sujet est souvent la couverture des données et des biens confiés. En cas de doute, il faut relire les conditions particulières et générales.
Non. Le code NAF est une information statistique utile, mais il ne suffit pas à lui seul à décrire complètement votre risque assurantiel. Ce qui compte vraiment, c’est votre activité réelle : atelier, sur site, à distance, particuliers, TPE, sauvegardes, données, matériel confié. C’est cette pratique réelle qui doit guider la lecture du contrat. Le code NAF aide, mais ne remplace pas la déclaration précise du risque.
Parfois partiellement, parfois très mal, selon le contrat. Le préjudice économique allégué après une panne aggravée, une perte de données ou un arrêt de poste peut être discuté ou limité. Pour un client professionnel, c’est pourtant souvent le vrai sujet du litige. Il faut donc lire les garanties immatérielles avec attention. C’est un point souvent mal compris dans les contrats d’entrée de gamme.

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